(de gauche à droite: Nadine Gautier, Aline Chessel, Laurence Lavenant, Stéphanie Bogliolo)

 

La vulgarisation scientifique à l’iBV : des IT très impliquées !

(see 🇬🇧 bellow)

Interviews de Stéphanie Bogliolo (AI chez R. Arkowitz et depuis 18 ans à l’iBV), Aline Chessel (AI chez T. Lepage et depuis 16 ans à l’iBV), Nadine Gautier (IE chez Z. Amri et depuis 6 ans à l’iBV) et Laurence Lavenant (AI chez P. Thérond et depuis 30 ans à l’iBV)

 

En plus de votre activité de support à la recherche dans votre équipe de rattachement, quelles sont vos fonctions à l’iBV ? 

SB : Je suis responsable marché pointes/DASRI, Référente Assistante Prévention étage.

NG : Je suis responsable radio-protection (CRP), membre du comité de SBEA (santé/bien-être animal), membre du CIEPAL (éthique région) et du comité de l’Inserm F4SCT (formation sécurité santé conditions travail PACA).

AC : Je suis membre de la « team sport », ancienne représentante IT au conseil de laboratoire, organisation du service séquençage de l’iBV, co-responsable du club « Pizza IT ».

LL : Je suis référente Assistante Prévention étage, responsable du planning azote et des DASRI dans le bâtiment Biochimie.

Pouvez-vous expliquer en quelques mots en quoi consistent vos actions de vulgarisation scientifique ?

Nos actions de vulgarisation sont assez variées. Elles se déploient aussi bien lors d’événements d’ampleur telle que la Fête de la Science, où nous proposons des ateliers, que dans certaines écoles sur demande d’enseignants. Notre objectif est d’éveiller l’intérêt du grand public pour les sciences et la recherche à travers la pratique et le partage des connaissances. Les activités dédiées aux enfants et aux adolescents visent également à instruire, inspirer et motiver les jeunes générations à s’engager dans les disciplines scientifiques. Listons quelques-unes de ces activités :

  • La Fête de la Science qui dure entre 3 et 5 jours dont 2 jours de week-end. Récemment, nous avons été à l’initiative de la création d’un escape-game pour proposer un atelier plus moderne et attractif. En général, nous avons besoin de 5-6 séances de préparation ensemble et chacune avance de son côté (hors du temps de travail). Les nouveaux ateliers sont ensuite testés en amont avec les étudiants du labo.
  • La Nuit Européenne des chercheurs organisée par UniCA, où des ateliers sont proposés au grand public dans le parc Valrose, de 18h à minuit.
  • Inscience Inserm (Marseille, Nice, la Corse) qui consiste en des actions de vulgarisation scientifique sous forme d’ateliers pour les collèges et lycées, et dont le thème était « Sport et Société » en 2023.
  • Medites : Il s’agit d’un évènement qui a duré 4 ans avec des collèges REP ou éloignés géographiquement des universités. Cette action était menée par l’université dans le but d’expliquer en quoi consiste la recherche et surtout pour proposer un autre moyen de motiver les élèves à aller à l’école. Un thème différent était proposé chaque année. Cet évènement comportait 8 séances dont une sortie scolaire.
  • Declics, dans les lycées et La main à la pâte dans les écoles maternelles et primaires : ces actions nationales sont en général basées sur une intervention d’une demi-journée en équipe de 4 et 8 membres de laboratoire issus de tous les corps et disciplines, permettant un échange entre les enfants ou les adolescents, l’enseignant et les membres de laboratoire.
  • La semaine du cerveau : déploiement de l’escape-game conçu par l’INSERM (CORTEX).
  • Forum des Métiers.
  • Téléthon.
  • Intervention auprès d’enfants handicapés (école du château de Nice).

Qu’est-ce qui vous plaît dans la vulgarisation scientifique ?

Nous ressentons une véritable utilité et valorisation dans ces engagements. Recevoir un retour direct après nos interventions est particulièrement plaisant. Ces activités jouent un rôle essentiel dans le développement de notre aisance en public, constituant un véritable atout pour perfectionner nos compétences en communication et en pédagogie. Elles agissent comme un catalyseur pour renforcer notre confiance personnelle. De plus, cela nous offre l’opportunité de quitter le laboratoire et de prendre du recul par rapport à nos tâches quotidiennes.

Il est également important de montrer aux enseignants et aux familles qu’avec peu de matériel (peu coûteux et réutilisable), il est possible d’initier ses élèves ou ses enfants à la science.

Qu’est-ce qui/Qui vous a amené à faire de la vulgarisation scientifique ?

NG : Lors de la Fête de la Science qui était organisée pour les 20 ans de l’INSERM en 1986, je me suis rendu compte de l’intérêt de vulgariser la science auprès du grand public.

SB : A l’oral de mon concours AI, il y a une dizaine d’années, on m’a conseillé de lever le nez de ma paillasse de temps en temps et de faire autre chose que des expériences, alors je suis allée voir Laurence !

LL a été est l’initiatrice de la vulgarisation scientifique à l’iBV : « Il y a plus d’une vingtaine d’années, j’ai été sollicitée pour proposer de nouveaux ateliers lors d’une Fête de la Science et j’ai pris conscience de l’importance de transmettre et de partager nos connaissances au grand public ».

AC : Il y a une dizaine d’années j’ai été sollicitée par Michel Bidet et ça m’a beaucoup plu, alors j’ai continué !

Comment faites-vous pour concilier vos activités de labo et le temps que vous accordez à ces évènements ?

La plupart des préparatifs sont réalisés en dehors du temps de travail et par vague, donc cela ne pose pas de problème car il s’agit de notre temps personnel. Pour les interventions dans les écoles, il s’agit de demi-journées ou d’une journée entière (maximum 3 par an). Ces missions sont sans frais et bénévoles.

Comment motiveriez-vous les plus jeunes à participer à ces évènements de vulgarisation scientifique ?

Il ne faut pas avoir peur d’y aller, c’est vraiment très enrichissant et chacun est libre de participer comme il le souhaite (un seul évènement avec des outils déjà disponibles, par exemple). C’est un plaisir personnel et cela représente une vraie bouffée d’oxygène. Nous y gagnons professionnellement et personnellement. Nous développons notre créativité, nos compétences orales, notre capacité de synthèse. Au sein du laboratoire, les occasions de s’exprimer sont souvent limitées, mais lors de ces événements, nous jouissons d’une grande liberté d’action et de parole. C’est également une opportunité précieuse pour apporter des animations scientifiques aux villages éloignés de la ville et des universités.

Bien sûr parfois, selon le public, il faut être capable de s’adapter et préparer ces interventions nécessite du temps disponible en dehors de ses heures de travail. Il serait vraiment important que la direction et les instances valorisent encore davantage ces actions. Tous les membres de l’iBV devraient être encouragés à y prendre part, indépendamment de leur fonction, de leur statut et de leur ancienneté. Cette ouverture à la diversité au sein de l’institution renforcerait l’engagement de chacun envers ces activités de vulgarisation scientifique.

Avez-vous des points à ajouter ?

« Nous souhaitions remercier Michel Bidet, sans qui toutes ces activités de vulgarisation scientifique ne seraient pas réalisables ». Il permet d’organiser et de coordonner de manière officielle ces évènements.

« Nous voudrions remercier aussi grandement les services « laverie » de l’iBV pour leur aide dans la préparation de ces actions. Nous voulions aussi souligner l’importance de travailler en équipe lors des interventions auprès du grand public. Enfin, nous aimerions beaucoup dupliquer nos ateliers pour d’autres instituts niçois (déjà fait par exemple pour l’IPMC), afin de partager nos créations et de les diffuser plus largement ».

 *******************************************************

Scientific mediation at the iBV: IT people get involved!

Interviews with Stéphanie Bogliolo (AI in R. Arkowitz’s team and 18 years at iBV), Aline Chessel (AI in T. Lepage’s team and 16 years at iBV), Nadine Gautier (IE in Z. Amri’s team and 6 years at iBV) and Laurence Lavenant (AI in P. Thérond’s team and 30 years at iBV).

In addition to supporting research in your home team, what are your tasks at the iBV?

SB: I am in charge of the tips/DASRI market, and I am the Assistant Prevention Referent of the floor.

NG: I am in charge of radiation protection (CRP), member of the SBEA committee (animal health/well-being), member of CIEPAL (regional ethics) and of the Inserm F4SCT committee (PACA health, safety and working conditions training).

AC: I am member of the “sports team”, former IT representative on the laboratory board, in charge of the organization of the iBV sequencing, and co-leader of the “IT pizza” club.

LL: I am the Prevention Assistant of the floor, in charge of nitrogen planning and DASRI in the Biochemistry building.

Could you explain us the goals and the nature of your activities in scientific mediation?

Our outreach activities are quite diverse. They take place during major public events such as the Fête de la Science, where we are proposing workshops, as well as in schools at the request of teachers. Our aim is to awaken the general interest for science and research through hands-on experiments and to share scientific knowledge. Activities dedicated to children and teenagers also aim to educate, inspire and motivate the younger generation to engage in scientific disciplines. Some of our activities include:

  • The “Fête de la Science”, which lasts between 3 and 5 days, including 2 weekend days. Recently, we initiated the creation of an escape-game to propose a trendier and attractive workshop. We usually need 5-6 sessions to prepare it together, with each of us working independently, outside the working hours). The new workshops are then tested beforehand with the lab’s students.
  • The European Researchers’ Night organized by UniCA, where workshops are organized for the general public in Valrose Park, from 6 pm to midnight.
  • Inscience Inserm (Marseille, Nice, Corsica), which consists of science mediation activities in the form of workshops for middle and high schools. The 2023 theme was “Sport and Society”.
  • Medites: This was a 4-year event involving REP secondary schools and more specifically those that are geographically distant from universities. It was run by the university to explain what research is all about, and to develop another way of motivating pupils to go to school. A different theme was proposed each year. The event included 8 sessions, one of which was a field trip.
  • Declics, in high schools, and La main à la pâte in kindergartens and primary schools: these national initiatives are generally based on a half-day intervention of a team of 4 to 8 laboratory members (from all research professions and scientific disciplines), enabling a deep exchange between children/teenagers, the teacher and the laboratory members.
  • Brain Week: deployment of the escape-game designed by INSERM (CORTEX).
  • Careers Forum.
  • Telethon.
  • Intervention with disabled children (Château de Nice school).

What do you like about science mediation?

We feel a real sense of usefulness and value in these commitments. It’s particularly pleasing to receive direct feedback after our work. These activities play an essential role in developing our public speaking skills, and are a real asset in perfecting our communication and teaching skills. They also act as a catalyst to boost our personal confidence. What’s more, it gives us the opportunity to get out of the lab and step back from our daily tasks.

It’s also important to show teachers and families that it’s possible to introduce their pupils or children to science with just a few inexpensive and reusable materials.

What/who led you to scientific mediation?

NG: During the “Fête de la Science”, which was organized for INSERM’s 20th anniversary in 1986, I realized the value of popularizing science for the general public.

SB: Ten years ago, during the oral exam for my AI competitive examination, I was advised to look up from my lab bench once in a while and do something different from experiments, so I went to see Laurence!

LL was the initiator of scientific mediation at the iBV: “More than twenty years ago, I was asked to propose new workshops during “la Fête de la Science”, and I became aware of the importance of transmitting and sharing our knowledge with the general public”.

AC: About ten years ago, Michel Bidet asked me to do one of his workshops, and I really enjoyed it, so I kept going!

How do you reconcile your lab activities with the time you devote to these event?

Most of the preparations are carried out outside working hours and in waves, so it’s not a problem because it’s our personal time. For school visits, we work on a half-day or full-day basis (maximum 3 per year). These missions are free of charge and voluntary.

How would you motivate younger people to take part in these popular science events?

You shouldn’t be afraid to go. It’s very rewarding, and everyone is free to participate as he/she wishes, even for a single event with tools already available, for example. It’s a personal pleasure and a real breath of fresh air. We gain professionally and personally. We develop our creativity, our oral skills and our ability to synthesize. Within the laboratory, opportunities for self-expression are often limited, but at these events, we enjoy great freedom of action and speech. It’s also a valuable opportunity to bring scientific events to villages far from the city and universities.

Of course, sometimes, depending on the audience, we need to adapt, and preparing these events requires time away from work. It would be really important for the management and the authorities to give even more value to these actions. All iBV members should be encouraged to take part, regardless of their function, status or seniority. This openness to diversity within the institution would strengthen everyone’s commitment to these science mediation activities.

Would you like to add anything else?

“We would like to thank Michel Bidet, without whom all these activities would not be possible. He makes it possible to organize and coordinate these events in an official way.

“We would also like to thank the iBV’s laundry services for their help in preparing these events. We’d also like to emphasize the importance of teamwork when working with the general public. Finally, we would very much like to duplicate our workshops for other institutes in Nice (already done, for example, for the IPMC), in order to share our creations and disseminate them more widely”.