Congratulations to Charlène Clot, Rénald Delanoue, Laura Helena Lavocat, Sélia Namouchi, Chloé Hérault and Bruno Hudry, researchers at the Institut de Biologie Valrose (iBV), on their recent publication in Nature Communications. Their work reveals a previously unknown mechanism through which the brain can remotely influence the growth of intestinal tumors, providing new insight into sex differences in cancer susceptibility.
Why do some cancers affect men and women differently, even when they occur in non-reproductive organs? These differences are partly linked to lifestyle and environmental exposures, but also to biological mechanisms associated with sex, including sex hormones and sex chromosomes. The iBV researchers set out to determine whether the nervous system might also play a role.
To address this question, they studied the development of intestinal tumors in the fruit fly (Drosophila melanogaster). Their results show that sex differences in tumor susceptibility can arise independently of sex hormones and of the sex of the tumor cells themselves.
The researchers identified a brain neuronal circuit that differs between males and females, and is already known to play a role in reproductive behavior. They demonstrated that this circuit also remotely regulates the intestinal environment and tumor growth. The sex of these brain neurons acts in particular on the muscles surrounding the intestine, stimulating the production of a factor that promotes intestinal stem cell activity and, consequently, tumor growth.
This study therefore reveals a new brain–gut–tumor axis, in which the sex of the nervous system can influence organ physiology and susceptibility to cancer. It opens up a new avenue of research to better understand how biological differences between the sexes contribute to disease development.
For further information, you can read the full article here, as well as the scientific news article published by CNRS Biology.
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Quand le cerveau influence le cancer : le sexe des neurones façonne la susceptibilité tumorale
Félicitations à Charlène Clot, Rénald Delanoue, Laura Helena Lavocat, Sélia Namouchi, Chloé Hérault et Bruno Hudry, chercheurs à l’Institut de Biologie Valrose (iBV), pour leur récente publication dans Nature Communications. Leurs travaux révèlent un mécanisme inédit par lequel le cerveau peut influencer à distance la croissance de tumeurs intestinales, et apportent un nouvel éclairage sur les différences entre les sexes face au cancer.
Pourquoi certains cancers touchent-ils davantage les hommes ou les femmes, y compris lorsqu’ils concernent des organes non reproducteurs ? Ces différences sont en partie liées au mode de vie et aux expositions, mais aussi à des mécanismes biologiques associés au sexe, notamment aux hormones sexuelles et aux chromosomes sexuels. Les chercheurs de l’iBV ont voulu déterminer si le système nerveux pouvait également jouer un rôle.
Pour répondre à cette question, ils ont étudié le développement de tumeurs intestinales chez la mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster). Leurs résultats montrent que les différences de susceptibilité tumorale entre mâles et femelles peuvent apparaître indépendamment des hormones sexuelles et du sexe des cellules tumorales.
Les chercheurs ont identifié un circuit neuronal situé dans le cerveau, différent chez les mâles et les femelles, déjà connu pour son rôle dans le comportement reproducteur. Ils démontrent que ce circuit contrôle également, à distance, l’environnement de l’intestin et la croissance des tumeurs. Le sexe des neurones cérébraux agit notamment sur les muscles entourant l’intestin, en stimulant la production d’un facteur qui favorise l’activité des cellules souches intestinales et, par conséquent, la croissance tumorale.
Cette étude met ainsi en évidence un nouvel axe cerveau–intestin–tumeur, dans lequel le sexe du système nerveux peut influencer la physiologie d’un organe et sa susceptibilité au cancer. Elle ouvre une nouvelle piste de recherche pour mieux comprendre comment les différences biologiques entre les sexes contribuent au développement des maladies.
Pour en savoir plus, retrouvez ici l’article complet ainsi que l’actualité scientifique publiée par CNRS Biologie.
